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Selon la Gazette Bourgogne, l’année 2025 a été particulièrement difficile pour l’économie de la Franche-Comté. La région, déjà affectée par un contexte international instable, a connu une hausse significative des défaillances d’entreprises, notamment dans le secteur automobile, qui représente une part importante de l’industrie régionale.
Les chiffres indiquent que le chiffre d’affaires de la filière automobile a reculé de plus de 3% en 2025, impactant lourdement l’activité et l’emploi régionaux. La situation s’est encore dégradée avec un net décrochage de l’investissement, qui a chuté de 14% dans l’industrie et de 37% dans les services marchands, révélant une phase de rationalisation chez les entreprises, soucieuses de préserver leur rentabilité.
Face à cette morosité, le secteur agroalimentaire se distingue en affichant une légère croissance et en représentant 16% des effectifs industriels régionaux. Cependant, la filière automobile reste le secteur le plus lourdement touché par la crise, tandis que d’autres relais de croissance nationaux, tels que l’aéronautique ou le naval, y sont peu présents.
Au niveau international, la région a été perturbée par des décisions américaines ayant fortement influencé le commerce mondial, notamment par une hausse des échanges avec les États-Unis anticipée en début d’année puis rapidement freinée, ainsi que par l’appréciation de l’euro et la réorientation des exportations chinoises vers l’Europe. Ces facteurs ont accentué la pression concurrentielle sur les entreprises régionales.
Pour l’année 2026, la Banque de France prévoit un rebond avec une hausse estimée de 3,1% du chiffre d’affaires industriel et une stabilisation des effectifs, même si la région demeure encore en décalage par rapport au reste du pays. Les chefs d’entreprises locaux adoptent une attitude plus optimiste, anticipant une reprise fragile mais encourageante dans le secteur industriel.
En résumé, la Franche-Comté traverse une période de tension économique mais entrevoit un léger changement de cap avec des perspectives de redressement pour 2026, malgré un contexte international toujours incertain.
